La sécurité sociale française remboursera le coût des coupes menstruelles et des sous-vêtements réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans ou en lutte contre la pauvreté, a annoncé jeudi le gouvernement.
Cette mesure visant à lutter contre la pauvreté périodique devrait aider 6,7 millions de personnes (près d’un dixième de la population française de 69 millions d’habitants) à partir de la rentrée universitaire de l’automne prochain, indique-t-on.
Les femmes de moins de 26 ans titulaires d’une carte de santé publique, ainsi que les femmes de tous âges qui bénéficient d’une aide sanitaire particulière en raison de leurs revenus limités, pourront récupérer leur argent après avoir acheté ces produits en pharmacie.
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Le Parlement a approuvé cette mesure dans le cadre du budget de la sécurité sociale du pays pour 2024.
Mais aucun décret n’a ordonné sa mise en œuvre, suscitant la colère des groupes féministes et des entreprises fabriquant des articles sanitaires durables.
Une enquête menée en novembre auprès de 4 000 femmes en France a montré qu’une sur dix utilisait des alternatives aux produits menstruels traditionnels, comme les vêtements déchirés, en raison de budgets serrés, selon l’association caritative française Dons Solidaires.
En 2016, la France a réduit la taxe de vente sur les produits vintage de 20 % à 5,5 %.
En 2020, l’Écosse est devenue le premier pays au monde à promulguer une loi autorisant un accès universel et gratuit aux produits menstruels dans les bâtiments publics.
(FRANCE 24 avec AFP)